En bref
C’est une catégorie où il faut commencer par la limite plutôt que par la promesse : la littérature sur les peptides et le follicule pileux est nettement plus mince que celle sur la peau, et aucun essai clinique de grande échelle n’a été publié.
Le follicule et sa papille
Le follicule pileux passe par trois phases : anagène (croissance), catagène (régression) et télogène (repos). La durée de la phase anagène détermine la longueur atteinte par le cheveu.
Au cœur du follicule, la papille dermique est un amas de cellules mésenchymateuses qui pilote ce cycle. C’est la cible sur laquelle porte l’essentiel des travaux publiés.
GHK-Cu : ce qui est documenté
Le GHK-Cu, aussi écrit GHKcu, est la molécule la plus étudiée dans ce contexte. Les travaux disponibles portent sur :
- La prolifération des cellules de la papille dermique en culture
- L’expression de facteurs de croissance dans le tissu folliculaire
- L’angiogenèse péri-folliculaire
Le mécanisme est cohérent avec ce qui est décrit pour la peau : le GHK-Cu module l’expression de milliers de gènes de la matrice extracellulaire, et le follicule est une structure dermique.
Ce que ces travaux ne sont pas : des essais cliniques contrôlés chez l’humain avec comptage de cheveux comme critère principal. La base est cellulaire et animale.
AHK-Cu : un analogue, pas la même molécule
L’AHK-Cu apparaît fréquemment dans les mêmes discussions. C’est un tripeptide cuivré apparenté, mais ce n’est pas le GHK-Cu. La séquence diffère, et les données publiées le concernant sont encore plus limitées.
Confondre les deux est l’erreur la plus courante sur ce sujet.
Ce que les données ne permettent pas d’affirmer
- Aucune de ces molécules n’est un traitement autorisé de l’alopécie, ni en France ni ailleurs.
- Les données proviennent de cultures cellulaires et de modèles animaux.
- Il n’existe pas d’essai clinique de grande échelle publié avec comptage capillaire.
- La question du passage transcutané jusqu’à la papille n’est pas résolue dans la littérature.
Un vendeur qui présente un peptide comme un remède contre la chute des cheveux avance très au-delà de ce que les publications soutiennent, et contrevient au règlement européen 1924/2006 sur les allégations de santé.
Vérifier un lot
Les mêmes critères que pour tout peptide de recherche :
- CoA propre au lot, avec numéro, date et pureté
- Chromatogramme HPLC joint
- Confirmation LC-MS de l’identité
- Forme lyophilisée, reconstituée avant usage
Pour le GHK-Cu, la couleur bleue de la poudre confirme la présence de cuivre mais ne dit rien de la pureté.
Le catalogue
Le GHK-Cu de Molequa® est fourni lyophilisé avec un certificat d’analyse propre à chaque lot. Pour le contexte dermatologique plus large, voir peptides pour le visage et la peau.
Questions fréquentes
Quel peptide pour les cheveux ?
Le GHK-Cu est le plus étudié dans ce contexte, mais la base de données publiée reste limitée à des modèles cellulaires et animaux.
GHK-Cu et AHK-Cu, est-ce pareil ?
Non. Ce sont deux tripeptides cuivrés différents, avec des séquences distinctes.
Existe-t-il des essais cliniques ?
Pas d’essai de grande échelle avec comptage capillaire comme critère principal.
Est-ce un traitement de l’alopécie ?
Non. Aucune de ces molécules n’a d’autorisation pour cette indication.
Ces informations sont destinées à la documentation scientifique. Les produits Molequa® sont exclusivement réservés à la recherche en laboratoire (RUO) et ne sont pas destinés à un usage humain ou vétérinaire.
