En bref
C’est la catégorie où la confusion entre médicament autorisé et substance de recherche est la plus coûteuse, parce que certaines de ces molécules existent réellement dans les deux mondes.
Cet article sépare ce que les essais cliniques publiés ont mesuré de ce que le marché en fait.
La classe des incrétines
Les incrétines sont des hormones intestinales qui modulent la sécrétion d’insuline et la satiété. Les molécules de recherche de cette classe agissent en imitant une ou plusieurs d’entre elles.
| Molécule | Cibles | Stade de développement |
|---|---|---|
| Tirzepatide | GIP + GLP-1 | Autorisé comme médicament sous d’autres noms |
| Retatrutide | GIP + GLP-1 + glucagon | Phase 3, non autorisé |
| Mazdutide | GLP-1 + glucagon | En développement |
| Cagrilintide | Récepteur de l’amyline | En développement |
Le nombre de cibles augmente de haut en bas du tableau, et c’est précisément ce que la recherche essaie de mesurer : est-ce qu’ajouter le glucagon au GIP et au GLP-1 change l’ampleur de l’effet métabolique.
Retatrutide : le triple agoniste
Le Retatrutide, aussi appelé Reta, Triple G ou par son code de développement LY3437943, est le plus discuté de la liste. Il agit sur trois récepteurs à la fois.
Les résultats de phase 2 publiés portent sur la variation du poids corporel sur 48 semaines, avec les effets indésirables gastro-intestinaux les plus fréquemment rapportés dans cette classe : nausées, vomissements, diarrhée.
Statut : le Retatrutide n’est autorisé nulle part. Il n’a d’autorisation ni de la FDA, ni de l’EMA, ni de l’ANSM. Il est en phase 3, et une décision européenne n’est pas attendue avant 2027 ou 2028. Toute présentation du Retatrutide comme un traitement disponible est fausse.
Tirzepatide : le cas particulier
Le Tirzepatide est le seul de la liste qui soit un principe actif autorisé comme médicament, sous des noms commerciaux, pour des indications précises et sur ordonnance.
Cela crée une situation qu’il faut énoncer clairement : la substance de recherche vendue sous le nom tirzepatide et le médicament autorisé ne sont pas le même produit, ne relèvent pas du même cadre, et ne se substituent pas l’un à l’autre. Un peptide de recherche n’a ni notice, ni posologie, ni suivi médical.
Cagrilintide et Mazdutide
Le Cagrilintide cible le récepteur de l’amyline, une voie distincte des incrétines, étudiée pour son effet sur la satiété. Le Mazdutide combine GLP-1 et glucagon. Les deux sont en développement et aucun n’est autorisé.
Ce que les données ne permettent pas d’affirmer
- Aucune de ces substances de recherche n’est un traitement. Trois des quatre n’ont d’autorisation nulle part.
- Les résultats publiés proviennent d’essais encadrés, avec sélection des participants, suivi médical et titration progressive. Rien de cela ne s’applique hors protocole.
- Les effets indésirables gastro-intestinaux sont fréquents et documentés dans cette classe.
- Les données de long terme sur la reprise de poids après arrêt sont encore limitées.
Le point réglementaire à retenir
Une part importante des recherches françaises sur ces termes relève d’une intention thérapeutique, pas d’une intention de recherche. Molequa® vend ces molécules exclusivement comme réactifs de laboratoire, sans allégation de santé, et ne peut pas et ne veut pas les présenter autrement.
Un vendeur qui associe ces peptides à une promesse d’amaigrissement contrevient au règlement européen 1924/2006 sur les allégations de santé.
Le catalogue de recherche
Les molécules citées sont disponibles avec un CoA propre au lot : Retatrutide, Tirzepatide, Cagrilintide et Mazdutide. La catégorie complète est sur la page peptides pour la perte de poids.
Questions fréquentes
Le Retatrutide est-il autorisé en France ?
Non. Il est en phase 3 de développement clinique et n’a d’autorisation ni de l’EMA ni de l’ANSM.
Quelle différence entre Retatrutide et Tirzepatide ?
Le Tirzepatide agit sur deux récepteurs, GIP et GLP-1. Le Retatrutide en ajoute un troisième, celui du glucagon.
Peut-on obtenir ces peptides en pharmacie ?
Le tirzepatide existe comme médicament autorisé délivré sur ordonnance. Les substances de recherche vendues sous ces noms sont des réactifs de laboratoire et ne sont pas délivrées en officine.
Quels effets indésirables sont documentés ?
Dans les essais publiés de cette classe, les effets gastro-intestinaux dominent : nausées, vomissements et diarrhée.
Ces informations sont destinées à la documentation scientifique. Les produits Molequa® sont exclusivement réservés à la recherche en laboratoire (RUO) et ne sont pas destinés à un usage humain ou vétérinaire.
