En bref
GHKcu, GHK-Cu, GHK Cu, peptide de cuivre, tripeptide-1 cuivre : cinq écritures, une seule molécule. C’est le tripeptide glycyl-L-histidyl-L-lysine complexé à un ion cuivrique, et c’est le peptide le plus recherché en français dans cette catégorie.
Les écritures et pourquoi elles comptent
| Écriture | Contexte |
|---|---|
| GHK-Cu | Notation scientifique, avec trait d’union |
| GHKcu, GHK Cu | Écritures courantes, sans trait d’union |
| Peptide de cuivre | Nom français descriptif |
| Peptide GHK | La forme sans cuivre, moins active |
| Tripeptide-1 cuivre | Nom INCI, utilisé en cosmétique |
Les recherches sur peptide GHKcu ou GHKcu injection portent toutes sur cette même substance. La dernière ligne du tableau est la seule à désigner autre chose : le peptide GHK seul, sans l’ion cuivrique, n’a pas le même profil d’activité.
Origine
Le GHK a été isolé du plasma humain en 1973. Sa concentration plasmatique décroît avec l’âge, d’environ 200 ng/ml à vingt ans à moins de 80 ng/ml à soixante ans. Cette observation est à l’origine de l’intérêt de la recherche pour la molécule.
Le complexe avec le cuivre se forme spontanément : le tripeptide a une affinité élevée pour l’ion Cu²⁺, et c’est le complexe, non le peptide nu, qui porte l’essentiel de l’activité décrite dans la littérature.
Le mécanisme : une action large sur l’expression génique
C’est le point qui distingue le GHK-Cu des autres peptides du catalogue. Les travaux de Pickart et Margolina décrivent une modulation de plus de 4000 gènes humains, soit environ 31 % du génome, un profil pléiotrope inhabituel pour une molécule de trois acides aminés.
Pour situer : le BPC-157 module des centaines de gènes, le TB-500 des centaines à quelques milliers. Le GHK-Cu est d’un ordre de grandeur au-dessus, ce qui lui vaut le qualificatif de « régulateur maître » dans la littérature dermatologique.
Les voies décrites incluent la stimulation de la synthèse de collagène et d’élastine, la modulation des métalloprotéinases matricielles et un effet sur l’angiogenèse.
Peau : ce que les travaux publiés examinent
La recherche dermatologique sur le GHK-Cu est la plus fournie. Les publications portent sur :
- La densité du collagène de type I dans le derme
- L’épaisseur dermique mesurée par échographie
- La réparation de la barrière cutanée après lésion
- L’expression des gènes de la matrice extracellulaire
Ces travaux relèvent majoritairement de la recherche dermatologique et cosmétique. Le GHK-Cu figure d’ailleurs comme ingrédient dans des formulations cosmétiques, sous le nom INCI tripeptide-1 cuivre.
Cheveu : une piste plus mince
Les recherches sur GHKcu cheveux existent mais la base de données publiée est bien plus étroite que pour la peau. Les travaux portent sur la papille dermique du follicule et sur la phase anagène dans des modèles cellulaires. Il n’existe pas d’essai clinique de grande échelle publié sur ce point.
Un analogue apparenté, l’AHK-Cu, est parfois cité dans le même contexte. Ce n’est pas la même molécule. Le sujet est traité en détail dans le guide peptides et cheveux.
GHKcu sérum ou poudre lyophilisée : deux formes, deux usages
Deux formes circulent, et elles ne servent pas au même usage.
| Forme | Usage | Concentration typique |
|---|---|---|
| Sérum ou crème | Cosmétique, application topique | 0,05 à 3 % |
| Poudre lyophilisée | Recherche en laboratoire | Reconstituée avant usage |
Un GHKcu sérum est un produit cosmétique fini : la molécule y figure comme ingrédient, sous le nom INCI tripeptide-1 cuivre, dans une formulation qui relève du règlement cosmétique européen. Sa concentration et sa stabilité dépendent du formulateur, et le consommateur n’a généralement accès à aucun certificat d’analyse.
La forme lyophilisée est celle utilisée en recherche : une substance unique, caractérisée par HPLC et LC-MS, documentée par un CoA propre au lot. Elle se reconstitue avec de l’eau bactériostatique. Les deux formes ne sont pas interchangeables : un sérum n’est pas un réactif, et un réactif n’est pas un cosmétique.
Ce que les données ne permettent pas d’affirmer
Le GHK-Cu n’est pas un médicament autorisé. Aucune autorité, ni l’ANSM, ni l’EMA, ni la FDA, ne lui a accordé d’indication thérapeutique. La majorité des données mécanistiques provient de cultures cellulaires et de modèles animaux, et les études cliniques disponibles portent sur des effectifs réduits et des critères cosmétiques.
Vérifier un lot
La couleur ne suffit pas à juger un GHK-Cu. Le complexe cuivrique donne une poudre bleue, mais la teinte ne dit rien de la pureté. Trois documents décident :
- CoA propre au lot, avec numéro, date et valeur de pureté
- Chromatogramme HPLC joint au certificat
- Confirmation LC-MS de l’identité par la masse moléculaire
Le GHK-Cu de Molequa® est fourni lyophilisé avec un certificat d’analyse propre à chaque lot, expédié depuis un entrepôt de l’UE.
Questions fréquentes
GHKcu et GHK-Cu, est-ce la même chose ?
Oui. Ce sont deux écritures de la même molécule, le tripeptide glycyl-histidyl-lysine complexé au cuivre.
Quelle différence entre le peptide GHK et le GHK-Cu ?
Le GHK est le tripeptide seul. Le GHK-Cu est ce même tripeptide lié à un ion cuivrique. La littérature attribue l’essentiel de l’activité au complexe, pas au peptide nu.
Pourquoi la poudre est-elle bleue ?
La couleur vient de l’ion cuivrique du complexe. Elle confirme la présence de cuivre, mais elle ne renseigne pas sur la pureté, qui se lit sur le chromatogramme HPLC.
Un sérum GHKcu et la poudre lyophilisée, est-ce équivalent ?
Non. Le sérum est un produit cosmétique fini, formulé à une concentration de 0,05 à 3 %, sans certificat d’analyse accessible. La poudre lyophilisée est une substance de recherche caractérisée par HPLC et LC-MS, avec un CoA propre au lot.
Le GHK-Cu est-il autorisé en cosmétique ?
Il est utilisé comme ingrédient cosmétique sous le nom INCI tripeptide-1 cuivre. La forme lyophilisée vendue pour la recherche relève d’un autre cadre, celui du réactif de laboratoire.
Ces informations sont destinées à la documentation scientifique. Les produits Molequa® sont exclusivement réservés à la recherche en laboratoire (RUO) et ne sont pas destinés à un usage humain ou vétérinaire.
