En bref
Les peptides de recherche ne forment pas une catégorie homogène. La littérature scientifique les classe selon le récepteur ou la voie biologique qu’ils ciblent, et cette classification par famille explique pourquoi deux peptides de longueur comparable ont des profils d’étude radicalement différents. Sept familles couvrent l’essentiel du catalogue étudié aujourd’hui.
- Agonistes des incrétines (GLP-1, GIP, glucagon) : la famille la plus documentée, avec des essais de phase 2 et 3 publiés dans le NEJM et The Lancet entre 2021 et 2025
- Sécrétagogues de l’hormone de croissance : Ipamorelin et CJC-1295, décrits depuis 1998 pour leur sélectivité sur l’axe GH
- Peptides de réparation tissulaire : BPC-157 et TB-500, presque exclusivement étudiés sur modèles animaux
- Mélanocortines : Melanotan II, PT-141 et KPV, ciblant les récepteurs MC1R à MC5R
- Neuropeptides : Semax, Selank, DSIP, étudiés sur la neurotrophine BDNF et le sommeil chez le rongeur
- Peptides cutanés et au cuivre : GHK-Cu, Argireline, Matrixyl, issus de la recherche dermatologique
- Longévité et immunomodulation : Epithalon, thymosine alpha-1, LL-37, SS-31
Cet article est une carte des familles, pas une définition. Si le mot lui-même vous échappe encore, commencez par qu’est-ce qu’un peptide. Si vous cherchez le cadre légal et les critères de sourcing en France, ils sont dans peptides en France. Toutes les molécules citées ici sont des substances de recherche (RUO), sans indication ni posologie pour l’humain.
Comment classe-t-on les peptides de recherche ?
On classe les peptides de recherche par cible biologique, c’est-à-dire par le récepteur ou la voie cellulaire sur laquelle ils agissent, et non par leur longueur ou leur origine. Un tripeptide comme le GHK-Cu et un peptide de 39 acides aminés comme le tirzepatide n’ont rien en commun structurellement, mais chacun appartient à une famille cohérente dès qu’on regarde ce qu’il cible. C’est cette logique, empruntée à la pharmacologie, que suit ce guide.
La longueur de chaîne, la séquence ou l’origine (naturelle, analogue modifié, synthétique de novo) sont des informations utiles pour la synthèse et le contrôle qualité, mais elles ne disent rien de ce que la recherche mesure. Un laboratoire qui commande du BPC-157 et du retatrutide travaille sur deux questions sans rapport l’une avec l’autre, alors que les deux flacons contiennent une poudre lyophilisée d’apparence identique.
Le tableau ci-dessous résume les sept familles, leur mécanisme principal, des exemples de molécules disponibles comme matériel de recherche, et le niveau de preuve publié.
| Famille | Cible ou mécanisme | Exemples de molécules | État de la recherche publiée |
|---|---|---|---|
| Agonistes des incrétines | Récepteurs GLP-1, GIP, glucagon, amyline | Tirzepatide, Retatrutide, Survodutide, Mazdutide, Cagrilintide | Essais cliniques de phase 2 et 3 publiés (2021 à 2025) |
| Sécrétagogues de GH | Récepteur de la ghréline (GHS-R1a), récepteur du GHRH | Ipamorelin, CJC-1295 | Pharmacologie animale et études précoces chez l’humain (depuis 1998) |
| Réparation tissulaire | Angiogenèse, migration cellulaire, séquestration de l’actine | BPC-157, TB-500 | Modèles animaux, revues 2005 et 2019 |
| Mélanocortines | Récepteurs MC1R, MC3R, MC4R, MC5R | Melanotan II, PT-141, KPV | Du modèle animal jusqu’à un analogue autorisé (bremelanotide, 2019) |
| Neuropeptides | BDNF, trkB, récepteurs GABA, rythmes du sommeil | Semax, Selank, DSIP, Dihexa | Principalement rongeur, quelques études cliniques russes |
| Peptides cutanés et au cuivre | Collagène, matrice extracellulaire, expression génique | GHK-Cu, Argireline, Matrixyl | Recherche dermatologique in vitro et ex vivo, revue 2015 |
| Longévité et immunomodulation | Télomérase, cellules T, membrane mitochondriale, peptides antimicrobiens | Epithalon, Thymosine alpha-1, SS-31, LL-37 | Hétérogène, du modèle cellulaire à la clinique selon la molécule |
Deux précisions de vocabulaire. D’abord, plusieurs substances vendues aux côtés des peptides ne sont pas des peptides au sens strict : le NAD+ est un coenzyme, le 5-Amino-1MQ et la tésofensine sont de petites molécules, le Noopept est un dérivé dipeptidique. Ils sont classés dans les mêmes catalogues par commodité, pas par chimie. Ensuite, une même famille peut regrouper des peptides d’origine très différente : le tirzepatide est un analogue de 39 acides aminés conçu de novo, alors que le GLP-1 natif compte 30 ou 31 acides aminés selon la forme.
Les agonistes des incrétines : GLP-1, GIP, glucagon et amyline
Les agonistes des incrétines sont la famille de peptides de recherche la mieux documentée. Ils imitent des hormones intestinales (GLP-1, GIP), pancréatiques (glucagon, amyline) ou combinent plusieurs de ces actions dans une seule molécule. Les essais cliniques publiés dans le NEJM et The Lancet entre 2021 et 2025 en font la seule famille disposant de données de phase 3 à grande échelle.
La famille se lit comme une progression du nombre de récepteurs ciblés.
Double agonistes GIP et GLP-1. Le tirzepatide est le cas d’école. Dans l’essai SURMOUNT-1 (2022, n = 2 539, 72 semaines), la dose la plus élevée a produit une réduction moyenne du poids corporel de 20,9 % contre 3,1 % sous placebo (Jastreboff 2022, NEJM). Dans SURPASS-2 (2021, n = 1 879, 40 semaines), il a été comparé directement au sémaglutide 1 mg sur l’HbA1c chez des personnes diabétiques de type 2 (Frías 2021, NEJM). Le mécanisme double est détaillé dans tirzepatide, agoniste GIP et GLP-1.
Double agonistes glucagon et GLP-1. Le survodutide ajoute l’activation du récepteur du glucagon à celle du GLP-1. L’essai de phase 2 (2024, n = 387, 46 semaines) a rapporté une réduction de poids de 14,9 % à la dose de 4,8 mg (le Roux 2024, Lancet Diabetes Endocrinol). Le mazdutide, de même profil, a publié son premier essai de phase 3 GLORY-1 en 2025 (n = 610, 48 semaines) avec une réduction de poids à deux chiffres à la dose la plus élevée (Ji 2025, NEJM).
Triple agonistes GIP, GLP-1 et glucagon. Le retatrutide active les trois récepteurs. Dans l’essai de phase 2 chez l’adulte obèse (2023, n = 338, 48 semaines), la dose de 12 mg a produit une réduction moyenne du poids de 24,2 % (Jastreboff 2023, NEJM). Un second essai de phase 2 (2023, n = 281, 36 semaines) a porté sur le diabète de type 2 (Rosenstock 2023, The Lancet). Le programme de phase 3 TRIUMPH est en cours et aucune autorisation n’existe à ce jour. Les prix et la disponibilité pour la recherche sont traités dans retatrutide, achat et prix en France.
Analogues de l’amyline. Le cagrilintide n’est pas une incrétine au sens strict mais un analogue à longue durée d’action de l’amyline, une hormone pancréatique co-sécrétée avec l’insuline. Il est classé ici parce qu’il est étudié en combinaison avec les agonistes du GLP-1. L’essai de phase 2 (2021, n = 706, 26 semaines) a rapporté une réduction de poids de 10,8 % à 4,5 mg contre 3,0 % sous placebo (Lau 2021, The Lancet).
La physiologie du GLP-1 lui-même est expliquée dans glucagon-like peptide-1, et la synthèse des données cliniques dans peptides et perte de poids. Rappel indispensable : ces essais portent sur des médicaments expérimentaux administrés sous surveillance clinique. Les matériaux de recherche du même nom ne sont ni autorisés ni destinés à l’usage humain.
Les sécrétagogues de l’hormone de croissance
Les sécrétagogues de l’hormone de croissance (GHS) sont des peptides qui stimulent la libération de GH par l’hypophyse, soit en imitant la ghréline sur le récepteur GHS-R1a, soit en imitant la GHRH hypothalamique. L’Ipamorelin, décrit en 1998 comme le premier sécrétagogue sélectif, et le CJC-1295, analogue de la GHRH à durée prolongée, sont les représentants les plus étudiés.
La famille se divise selon le récepteur activé.
Mimétiques de la ghréline. L’Ipamorelin est un pentapeptide qui se lie au récepteur GHS-R1a. La publication originale (Raun 1998, Eur J Endocrinol) le décrit comme le premier sécrétagogue n’entraînant pas de libération d’ACTH ni de cortisol dans les modèles animaux testés, à la différence des GHRP de première génération. C’est cette sélectivité qui a fixé son intérêt en recherche.
Analogues de la GHRH. Le CJC-1295 est un analogue de la GHRH (1 à 29) modifié pour résister aux peptidases et prolonger sa demi-vie. Il agit sur le récepteur de la GHRH, distinct de celui de la ghréline. La combinaison des deux mécanismes explique pourquoi la recherche les étudie souvent ensemble, sous forme de matériel Ipamorelin + CJC-1295.
Le détail de ce que les études ont réellement mesuré sur la masse musculaire, et de ce qu’elles n’ont pas mesuré, est dans peptides et musculation. L’ensemble de la famille figure dans la catégorie performance du catalogue.
Les peptides de réparation tissulaire : BPC-157 et TB-500
Les peptides de réparation tissulaire sont étudiés pour leur action sur l’angiogenèse, la migration cellulaire et l’organisation du cytosquelette dans les tissus lésés. Le BPC-157, pentadécapeptide dérivé d’une protéine gastrique, et le TB-500, fragment synthétique de la thymosine bêta-4, en sont les deux représentants. Leur littérature est presque entièrement préclinique, sur modèles animaux.
BPC-157. Ce peptide de 15 acides aminés est décrit comme stable en milieu gastrique, ce qui a orienté les premiers travaux. Une revue de 2019 (Gwyer 2019, Cell Tissue Res) fait le bilan des études animales sur les tissus musculosquelettiques mous (tendon, ligament, muscle) et conclut à l’absence d’essai clinique contrôlé publié chez l’humain. Le profil complet de la molécule, son statut en France et les limites de ces données sont dans BPC-157, recherche publiée et statut en France.
TB-500. Il s’agit d’un fragment de la thymosine bêta-4, une protéine de 43 acides aminés présente dans presque toutes les cellules. La thymosine bêta-4 séquestre l’actine monomérique, ce qui régule la formation des filaments nécessaires à la migration cellulaire. Une revue de 2005 (Goldstein 2005, Trends Mol Med) décrit ce mécanisme et les données de cicatrisation obtenues sur modèles animaux. Le TB-500 de recherche correspond au fragment actif, pas à la protéine entière.
Ces deux molécules sont regroupées dans la catégorie régénération du catalogue. Aucune n’a d’autorisation de mise sur le marché, en France ou ailleurs.
Les mélanocortines : Melanotan II, PT-141 et KPV
Les mélanocortines sont des analogues de l’hormone mélanotrope alpha-MSH qui ciblent les cinq récepteurs de la mélanocortine (MC1R à MC5R). Selon le récepteur privilégié, la recherche porte sur la pigmentation (MC1R), l’inflammation (MC1R et MC3R) ou les circuits hypothalamiques (MC4R). Le Melanotan II, le PT-141 et le KPV appartiennent tous à cette famille mais n’ont pas le même profil de sélectivité.
Melanotan II. Analogue cyclique non sélectif de l’alpha-MSH, il active plusieurs récepteurs à la fois. Il a été étudié initialement pour la pigmentation cutanée via MC1R, puis pour ses effets centraux via MC4R. Sa non-sélectivité est précisément ce qui le rend intéressant comme outil de recherche et difficile à interpréter. Matériel de recherche : Melanotan II.
PT-141 (bremelanotide). Métabolite du Melanotan II, plus sélectif pour MC4R. C’est la seule mélanocortine de cette liste dont un analogue pharmaceutique a atteint l’autorisation : deux essais de phase 3 publiés en 2019 (Kingsberg 2019, Obstet Gynecol) ont conduit à une autorisation aux États-Unis sous un nom commercial. Le PT-141 vendu comme substance de recherche n’est pas ce médicament, ni dans sa forme, ni dans son cadre.
KPV. Tripeptide correspondant aux trois derniers acides aminés de l’alpha-MSH (lysine, proline, valine). Il est étudié pour l’action anti-inflammatoire de la séquence C-terminale, indépendamment de la pigmentation. Matériel de recherche : KPV.
Les neuropeptides et peptides nootropiques
Les neuropeptides de recherche sont des peptides courts qui agissent sur le système nerveux central, le plus souvent en modulant les neurotrophines (BDNF), les récepteurs GABA ou les rythmes du sommeil. Le Semax et le Selank, développés en Russie, le DSIP et le Dihexa forment le noyau de cette famille. La littérature est majoritairement issue de modèles rongeurs.
Semax. Heptapeptide dérivé du fragment 4 à 10 de l’ACTH, sans activité hormonale. L’étude de référence chez le rat (Dolotov 2006, Brain Res) montre une régulation de l’expression du BDNF et de son récepteur trkB dans l’hippocampe. Matériel de recherche : Semax.
Selank. Analogue synthétique du tétrapeptide tuftsine, étudié pour son action sur le système GABAergique et sur l’expression de cytokines. Matériel de recherche : Selank.
DSIP (delta sleep-inducing peptide). Nonapeptide isolé à l’origine chez le lapin, étudié pour son effet sur l’architecture du sommeil à ondes lentes. Matériel de recherche : DSIP.
Dihexa. Peptide dérivé de l’angiotensine IV, étudié pour son interaction avec le système HGF/c-Met. Matériel de recherche : Dihexa.
Toute la famille est regroupée dans la catégorie cognition. Le Noopept, souvent classé avec eux, est un dérivé dipeptidique et non un peptide au sens strict.
Les peptides cutanés et au cuivre
Les peptides cutanés sont issus de la recherche dermatologique et cosmétique. Ils agissent sur la synthèse du collagène, la matrice extracellulaire ou la transmission neuromusculaire locale. Le GHK-Cu, tripeptide complexé au cuivre isolé du plasma humain en 1973, en est la molécule de référence, aux côtés de l’Argireline et du Matrixyl, deux peptides de synthèse conçus pour la formulation topique.
GHK-Cu. Le complexe glycyl-L-histidyl-L-lysine cuivre est le peptide le plus étudié de cette famille. Une revue de 2015 (Pickart 2015, Biomed Res Int) recense son action sur l’expression de nombreux gènes liés au remodelage tissulaire et à la réponse antioxydante, principalement sur modèles cellulaires et cutanés. Le profil détaillé est dans GHK-Cu, peptide au cuivre, et le matériel de recherche sur la page GHK-Cu.
Argireline (acétyl hexapeptide-8). Hexapeptide conçu pour interférer avec le complexe SNARE de la libération d’acétylcholine, étudié en cosmétique topique. Matériel de recherche : Argireline.
Matrixyl (palmitoyl pentapeptide-4). Fragment de collagène de type I lié à un acide palmitique, étudié pour la stimulation de la synthèse de matrice par les fibroblastes. Matériel de recherche : Matrixyl.
Le contexte dermatologique de ces molécules est développé dans peptides pour le visage et la peau et, pour le cuir chevelu, dans peptide et cheveux.
Les peptides de longévité et d’immunomodulation
La dernière famille est la plus hétérogène. Elle rassemble des peptides étudiés sur des mécanismes du vieillissement cellulaire (télomérase, sénescence), sur la fonction mitochondriale (MOTS-c, SS-31), sur la réponse immunitaire adaptative (thymosine alpha-1) ou sur l’immunité innée (LL-37). Le niveau de preuve va du modèle cellulaire à la clinique selon la molécule, sans qu’un mécanisme commun les relie.
Peptides mitochondriaux. Le MOTS-c est un peptide de 16 acides aminés codé par l’ADN mitochondrial, découvert en 2015. L’étude originale chez la souris (Lee 2015, Cell Metab) décrit une amélioration de l’homéostasie métabolique sous régime riche en graisses, via la voie AMPK. Le SS-31 (elamipretide) est un tétrapeptide qui se lie à la cardiolipine de la membrane mitochondriale interne. Matériel de recherche : MOTS-c et SS-31.
Peptides de longévité. L’Epithalon (Ala-Glu-Asp-Gly) est un tétrapeptide dérivé de l’épithalamine, étudié en Russie pour son action sur l’expression de la télomérase dans des cultures cellulaires. Matériel de recherche : Epithalon.
Immunomodulateurs. La thymosine alpha-1 est un peptide de 28 acides aminés d’origine thymique, étudié sur la maturation des lymphocytes T ; un analogue pharmaceutique (thymalfasine) est autorisé dans plusieurs pays. Le LL-37 est le seul peptide antimicrobien de la famille des cathélicidines chez l’humain, étudié sur l’immunité innée. Matériel de recherche : Thymosine alpha-1 et LL-37.
Ces molécules sont réparties entre les catégories longévité et spécifiques du catalogue. Le NAD+, fréquemment classé avec elles, est un coenzyme et non un peptide.
Le contrôle qualité ne dépend pas de la famille
Quelle que soit la famille, un peptide de recherche se vérifie avec les mêmes trois documents : un certificat d’analyse propre au lot, un chromatogramme HPLC indiquant la pureté, et une confirmation d’identité par spectrométrie de masse (LC-MS). La famille change la question de recherche, pas les exigences documentaires. Molequa® fait analyser ses lots par le laboratoire indépendant Analyton Labs avant mise en vente.
Il y a une raison pratique à cette constance. Un tripeptide comme le KPV et un peptide de 39 acides aminés comme le tirzepatide sont tous deux produits par synthèse en phase solide, et tous deux exposés aux mêmes défauts : séquences tronquées, produits de délétion, oxydation de certains résidus. La HPLC quantifie la proportion de la poudre qui correspond au peptide annoncé ; la LC-MS confirme, par la masse moléculaire, que la séquence est bien celle indiquée sur l’étiquette et non un peptide moins cher de la même famille.
Une seule différence pratique tient à la famille : les peptides longs et les analogues lipidés (tirzepatide, retatrutide, cagrilintide) sont plus sensibles à l’agrégation en solution, ce qui rend la forme lyophilisée et la reconstitution juste avant usage encore plus importantes. Le protocole est décrit dans le guide de l’eau bactériostatique.
Où trouver ces familles dans le catalogue Molequa
Le catalogue Molequa® reprend cette classification par famille sous forme de six catégories : régénération, métabolisme, performance, longévité, cognition et spécifiques. Chaque matériel de recherche est livré lyophilisé, depuis un entrepôt de l’Union européenne, avec un certificat d’analyse Analyton Labs propre au lot consultable avant commande. La France étant dans le marché unique, aucune formalité douanière ne s’applique.
| Famille de cet article | Catégorie du catalogue | Exemples disponibles |
|---|---|---|
| Agonistes des incrétines | Métabolisme | Tirzepatide, Retatrutide, Survodutide, Mazdutide, Cagrilintide |
| Sécrétagogues de GH | Performance | Ipamorelin + CJC-1295 |
| Réparation tissulaire | Régénération | BPC-157, TB-500 |
| Mélanocortines | Spécifiques | Melanotan II, PT-141, KPV |
| Neuropeptides | Cognition | Semax, Selank, DSIP, Dihexa |
| Peptides cutanés et au cuivre | Régénération | GHK-Cu, Argireline, Matrixyl |
| Longévité et immunomodulation | Longévité | Epithalon, MOTS-c, SS-31, Thymosine alpha-1 |
La liste complète des peptides de recherche est consultable sur la page catalogue, avec le CoA de chaque lot. Tous les produits sont réservés à la recherche en laboratoire (RUO) et ne sont ni des médicaments, ni des compléments alimentaires, ni destinés à l’usage humain ou vétérinaire.
Questions fréquentes
Combien de familles de peptides de recherche existe-t-il ?
Il n’existe pas de nomenclature officielle. La classification par cible biologique retenue ici distingue sept familles : agonistes des incrétines, sécrétagogues de l’hormone de croissance, peptides de réparation tissulaire, mélanocortines, neuropeptides, peptides cutanés au cuivre, et peptides de longévité et d’immunomodulation. D’autres découpages sont possibles, notamment par origine ou par longueur de chaîne.
Quelle famille de peptides est la mieux étudiée ?
Les agonistes des incrétines. C’est la seule famille disposant d’essais cliniques de phase 3 publiés à grande échelle, comme SURMOUNT-1 (2022, n = 2 539) pour le tirzepatide. Les autres familles reposent majoritairement sur des modèles animaux ou cellulaires.
Le BPC-157 et le TB-500 appartiennent-ils à la même famille ?
Oui, à la famille des peptides de réparation tissulaire, mais par des mécanismes différents. Le BPC-157 est étudié sur l’angiogenèse et la cicatrisation des tissus mous, le TB-500 sur la séquestration de l’actine et la migration cellulaire via la thymosine bêta-4.
Le NAD+ est-il un peptide ?
Non. Le NAD+ est un coenzyme, pas une chaîne d’acides aminés. Il est classé avec les peptides de longévité dans les catalogues de recherche par commodité, de même que le 5-Amino-1MQ et la tésofensine, qui sont de petites molécules.
Un peptide d’une famille peut-il être autorisé comme médicament ?
Certains analogues le sont : le tirzepatide et le bremelanotide, par exemple, existent sous forme de médicaments autorisés avec indication et posologie. Le matériel de recherche du même nom n’est pas ce médicament. Il est fourni sous mention RUO, sans indication ni posologie, et n’est pas destiné à l’usage humain.
Le contrôle qualité diffère-t-il selon la famille ?
Non. Quelle que soit la famille, les trois documents à exiger sont identiques : certificat d’analyse propre au lot, chromatogramme HPLC pour la pureté, confirmation d’identité par LC-MS. Chez Molequa®, ces analyses sont réalisées par le laboratoire indépendant Analyton Labs.
Ces informations sont destinées à la documentation scientifique. Les produits Molequa® sont exclusivement réservés à la recherche en laboratoire (RUO) et ne sont pas destinés à un usage humain ou vétérinaire.
